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" Wa yeq'sen xamaziqx, av yessen xira n as ".Dda Lmulud ANSUF ISWEN QER ASEBXAR N DAYA BIENVENUE AU SITE DE DAYA WELCOME TO DAYA'S WEBSITE
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Article paru dans LE MATIN N° 3137 du dimanche 16 Juin 2002. Signé, Syphax DAYA, fière, belle et rebelle Il devient quasiment impossible de parler ou d'écrire sur la reine des Aurès Daya sans prendre le risque de se répéter. Volontairement ou involontairement, le nom de Daya a été arabisé, tour à tour remplacé par Dihya, mais surtout par Kahina. Les deux appellations signifient la même chose, "prophétesse ou divinatrice... Ce qui nous amène à prendre des chemins de traverse et d'évoquer "Baghaï", ville qui a été le théâtre de l'une des premières batailles livrées par la reine des Aurès, l'opposant à un des premiers conquérants arabes Hassan Ibn Noussaïr. Ce dernier a dû abandonner après plusieurs tentatives face à l'abnégation de la guerrière. Située à une dizaine de kilomètres de Khenchela, la ville est également celle de l'évêque Donat. L'évêque s'était opposé durant le IVème siècle aux Berbères latinisés et avait refusé l'appartenance de l'Eglise nord-africaine à Rome. Considérant que l'Eglise africaine devait être indépendante, ce refus fait partie de la résistance africaine à la romanisation. Baghaï était aussi la capitale économique et religieuse jusqu'à Cirta. Durant l'époque musulmane, elle constituait un centre politique qui irradiait jusqu'à Bougie. Baghaï ou Bagaê ? Si l'on se réfère à la langue amazighe, on retrouve une toponymie dont parle G. Mercier : Habegha, Tabegha (pluriel Tibgaïn) qui signifie ronces (plantes en épines) ou mûres sauvages. Si plusieurs divergences existent entre chercheurs, historiens et archéologues quant à la chronologie ou à d'autres aspects relatifs à la naissance de cette ville, il n'y a cependant aucun doute quant au rôle politique qu'elle a joué. Militaires et historiens lui attribuent ce rôle au vu de sa situation géographique, ce qui lui donnera la possibilité de survivre plusieurs siècles, de l'époque byzantine à l'invasion des Banu Hilal au XIème siècle. Afin de célébrer ce lieu qui a vu les combats de Daya, une statue y a été érigée, opération qui n'a pas été de tout repos. L'initiative remonte à une quinzaine d'années. Le défunt Aboubakr Belkaïd, ministre de la Communication et de la Culture à cette époque, avait répondu favorablement à une invitation du mouvement associatif dans les Aurès qui, par la suite, se regroupera au nom de Mouvement culturel amazigh (MCA). En dépit de nombreux tracas et complications administratives, et grâce à la persévérance des adhérents de l'association Aurès El Kahina, l'aïeule a été finalement réhabilitée. Aujourd'hui, ils viennent de partout. De Batna, Oum El Bouaghi, Aïn El Beïda, ils viennent voir la statue et immortaliser le pèlerinage sur des photographies. Aujourd'hui, le premier responsable de la ville espère de l'aide pour pouvoir restaurer la cité antique. C'est l'occasion pour le Haut Commissariat à l'amazighité (HCA) de manifester sa disponibilité et proposer une aide qui tarde à venir.
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